Une vingtaine de participants sont présents au rendez-vous
fixé à 10 h à la chapelle Saint-Latuin
(1) sur la commune de Belfonds. Le site
et sa source, isolés dans les champs, sont considérés
comme le berceau de l'évangélisation de la
plaine sagienne. La tradition veut qu'elle ait abrité
le tombeau du Saint considéré comme le premier
évêque de Sées.
Quelques kilomètres suffisent au groupe pour atteindre
l'église paroissiale Saint-Aubin de Macé
(2). Elle aurait été érigée
à l'emplacement d'un ermitage établi au IVe
siècle, à proximité d'une source miraculeuse,
par les Saints Rasyphe et Raven.
L'isolement et la présence d'une source laissent
penser à l'existence de pratiques païennes plus
anciennes sur ces deux sites.
Après un déjeuner très attendu au
Relais des Cordeliers à Sées, le groupe est
convié à visiter un chantier de fouilles ouvert
à proximité de la source
de l'Orne (3). La découverte, dans
un labour, d'un important mobilier métallique appartenant
probablement à un depôt votif suggère
l'existence d'un sanctuaire gaulois.
Tout près de là, Guy propose une halte à
l'église romane d'
Aunou-sur-Orne
(4) remarquable pour la sobriété de son architecture.
Dédié à Sainte-Eulalie, l'édifice
possède plusieurs représentations de la Sainte,
mais aussi quelques éléments, statues et tableaux
des XVIe et XVIIe siècles provenant de l'église
détruite de St-Céneri. (Ce hameau est connu
pour avoir vu naître le savant Nicolas Conté,
inventeur des mines de crayon en plombagine)
Quittons la vallée de l'Orne pour rejoindre par
Saint-Céneri (5) le bassin de la Sarthe et la vallée
de la Vézone. Faute de temps nous ne visiterons pas
Boitron (6) et son église romane au clocher érigé
à la croisée du transept. Nous sommes attendus
à Essay
(7), notre dernière étape,
pour découvrir le patrimoine historique de cette
ancienne cité gauloise qui devint au XIe siècle
une des principales fortifications à la frontière
méridionale de la Normandie.
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