Les Pêcheries de St-Jean-le-Thomas
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Tombelaine et le Mont vus depuis les falaises de Champeaux au niveau des pêcheries médiévales

Cyrille Billard commente cette étape. Conservateur au SRA, il anime actuellement un Projet Collectif de Recherches sur les sites humides fossilisés en contexte humide en Basse-Normandie.
(Une exposition consacrée à "l'archéologie des pêcheries" a été présentée à la mairie
de St-Jean-le-Thomas à partir du 20 juillet 2006)

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Traces d'un ensemble de digues de pierre en forme de V dans l'anse de St-Jean-le-Thomasa La Baiseresse est une pêcherie encore en activité. son exploitation serait antérieure à 1540b
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Plus à l'est, on peut observer le site des pêcheries de St-Jean-le-Thomas. Ces structures (a) sont réapparues il y a une dizaine d'annéees à la suite d'un phénomène d'érosion du littoral. Elles ont la forme d'un grand V pointé vers le large. Elles sont construites en pierre et certaines laissent apparaître des alignements de pieux. Des premières études montrent que les plus anciennes pourraient être contemporaines de la fondation de l'abbaye du Mont vers 708 après J.-C.

Un peu plus au sud, face à la plage du Pignochet une structure plus complexe entièrement en bois a été datée de la fin du Néolithique ou de l'Âge du Bronze, soit il y a environ 4 000 ans. (Cette découverte étonnante est due à une conservation parfaite des pièces de bois lorsqu'elles sont enfouies à l'abri de l'air).

Quelques installations du même type fonctionnent encore sur le littoral de la Manche (b,c), elles montrent la terrible efficacité de ces pièges. Au moment du baissant, les bras immenses de la pêcherie entraînent le poisson vers la pointe qui s'ouvre sur un filet ou une nasse. Seules les pièces trop petites, sans intérêt réussissent à s' échapper.

 

La relève de la bâche (filet) à la sortie du goulet :'Les grands Bras' à Jullouville c

Très nombreuses jusqu'au XIXe siècle, ces structures, qui présentaient un intérêt économique important, furent l'objet de nombreux conflits sociaux. elles furent abandonnées par manque de rentabilité. Celles qui fonctionnent encore aujourd'hui (environ 5) représentent un patrimoine vivant irremplaçable qu'il faudrait absolument entretenir et protéger.
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vers les falaises de Champeaux vers la carte et le résumé vers le port médiéval de Genêts