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L'église, mentionnée dès 1060, présente les
caractéristiques de l'art roman local : une simple nef rectangulaire
sans transept ni collatéraux et un chevet plat (a). L'arc du portail
de l'entrée est composé de quatre voussures dont deux portent
des traces de motifs géométriques sculptés(b). Très
remaniée entre les XVe et XVIIIe siècles, les ouvertures
romanes ont été remplacées par des baies en tiers-point
(a), un clocher-porche à trois étages et une sacristie masquent
en partie la façade et le chevet de l'édifice primitif (a).
Le mobilier intérieur présente un réliquaire, une
statuaire en bois polychrome représentant les Saints patrons Aubin
et Alexandre, une Vierge à l'Enfant et les Saints fondateurs Rasyphe
et Raven (c). Un groupe sculpté représente les thaumaturges
Saint Côme et Saint Damien.
Le mythe fondateur de la paroisse est celui des Saints Rasyphe et Raven
qui chassés de grande Bretagne au IVe siècle auraient établi
un ermitage à l'emplacement de l'édifice actuel, à
proximité d'une source miraculeuse. Les deux saints guérisseurs,
auteurs de nombreux miracles, firent l'objet d'une grande dévotion.
Leur martyr a donné lieu à plusieurs versions. Selon l'une
d'elles, violemment projetées contre un bloc de grès, leur
têtes se seraient enfoncées sans dommage dans la pierre en
y laissant deux empreintes encore visibles aujourd'hui (d). Finalement
décapités, les Saints furent ensevelis à l'emplacement
actuel de l'église. Leurs reliques seraient à l'origine
de nombreux miracles.
À l'intérieur de l'église St-Aubin de Macé,
une pierre tombale marque l'emplacement du tombeau. Les reliques, déplacées
vers Bayeux au moment des invasions vikings puis vers Caen pendant les
guerres de religion sont actuellement conservées à Grancey
en Champagne.
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