Sur le mur méridional de la nef (a,b), des triples couches de briques plates alternent avec plusieurs rangs de moellons
noyés dans du mortier. Ce type d'appareil était très utilisé au cours du Bas-Empire romain et du haut
Moyen Âge. En Anjou, plusieurs églises antérieures au Xe siècle possèdent ces caractéristiques.
Ces structures horizontales se prolongent sur la façade-pignon (b,c). Celle-ci est agrémentée d'une bande
et d'un fronton en 'opus reticulatum'. Elle a été enrichie d'un arc roman et d'une petite niche au-dessus de la
porte, respectivement au XIIe et au XVIe siècle.
La tour du clocher (d) est accolée à l'angle du chœur et de la nef. Son soubassement pourrait être pratiquement contemporain du reste de l'édifice. L'appareil particulièrement soigné de la
partie haute du premier étage, est constitué de petites pierres taillées encadrées de blocs
d'angle massifs (d,e). Les étages supérieurs sont d'époque romane et montrent sur toutes les faces, d'abord
des arcades aveugles sur pilastres (e), puis une fenêtre percée de baies géminées (f) et enfin une
étroite ouverture cintrée.
La toiture pyramidale est de construction plus récente.
À la base est du clocher, une inscription (g) précise le nom du constructeur sans que l'on sache s'il faut lui
attribuer l'édification de l'église ou de la tour : "le 7 des ides de février mourut Rainauld ;
il naquit de la race des Francs. Que son âme repose en paix. Amen. Il a fait cette église." L'analyse
épigraphique montre que cette plaque serait antérieure au début du XIe siècle.
Pour en savoir plus, voir :
A. de Caumont : Statistique monumentale du Calvados V
L. Musset : Le Pays d'Auge (février 1967)
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