2- Le Mesnil-Bacley

 

La Harderie : Propriété de Mme et M. Leboucher
Entre les Xe et XIIIe siècles, l'ancien français 'mesnil' désigne une propriété rurale, l'élément 'Bacley' représenterait le patronyme du fondateur ou du propriétaire.
La résidence construite au XVIe siècle devait être une possession de la famille de Neufville. Vers 1620, Philippe de Neufville était sieur de Carel et de Mesnil-Bacley. Vendu en 1680 par Robert de Neufville, elle devint propriété de la famille de La Ménardière puis de la famille d'Archer au XVIIIe siècle.
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Aspect du manoir à l'automne 2005a Peinture du manoir  au milieu du XXe siècleb

Au moment de sa construction au XVIe siècle, la ferme-manoir rassemblait plusieurs bâtiments répartis autour d'une cour rectangulaire grossièrement orientée nord-sud.

Une photo récente (a) et un tableau datant du milieu du XXe siècle (b) permettent de retrouver la structure initiale de la résidence seigneuriale. L'observation du mur gouttereau laisse penser que la façade primitive ne comportait que trois travées caractérisées par l'absence d'écharpes obliques dans le colombage vertical. Cette partie du manoir est construite suivant les techniques des XVe et XVIe siècles : absence d'encorbellement, ossature moins imposante, implantation directe des poteaux de structure sur le solin, hourdis de terre et torchis. Le massif de cheminée occupe la travée centrale et sépare chaque niveau en deux pièces à feu (aistres). À l'origine un escalier à vis enclos permettait de distribuer l'étage et le comble aménagé. Au XVIIe siècle, au moment de l'extension (travées avec écharpes), il sera remplacé par un escalier extérieur installé dans une tour carrée sur la façade arrière (c). On peut noter la disparition des croix de St-André des allèges après la dernière restauration (b,a).
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Tour d'escalier couverte de tuiles du XVIIe siècle c Colombier du fief d Entrecolombage en tuileaux : détail e


Les bâtiments (fenil, écurie) formant l'aile droite de la cour ont été détruits en 1980.
L'aile gauche abritait à l'origine les celliers, le pressoir, le grenier à pommes et une étable.
Au sud, le colombier (d) est contemporain du manoir. Il est construit en pans de bois suivant un plan hexagonal et repose sur un solin de pierre calcaire. Chaque pan est stabilisé par deux écharpes simples, l'entrecolombage est garni de tuileaux empilés de façon à former des figures géométriques décoratives (e). Sur le toit, la lucarne permettait aux pigeons d'accéder aux boulins (niches) aménagés dans le torchis à l'intérieur de l'ouvrage.
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vers Saint-Michel-de-Livet vers la carte et le résumé vers Saint-Georges-en-Auge