| Le manoir fut
édifié après la guerre de cent ans à la fin
du XVe siècle. Les photos le représentent en
1978 date de son acquisition par nos hôtes (a,a') et dans son état
actuel après réhabilitation (b,b'). Malgré la disparition de leurs vitraux et le percement
de larges ouvertures entre les XVIe et XVIIe siècles, les façades
ouest (b) et est (b') ont gardé leur aspect moyenâgeux caractérisé par une ossature massive avec encorbellement, un colombage serré et des hourdis de torchis.
Pour des raisons défensives le rez-de-chaussée ne possédait
pas de fenêtre, ce niveau était réservé aux domestiques. Il abritait la cuisine et les communs. À l'extérieur, plusieurs éléments de la structure sont visibles notamment la sole (sablière basse : longueur 9m, section 40x40 cm) sur laquelle reposent des colombes verticales et les longs poteaux qui la relient à la sablière haute, au sommet du bâti (c).
La façade en encorbellement du premier étage repose sur une sablière
massive soutenue par de solides
consoles (c,b,b'). Occupé par le seigneur du
fief, ce niveau était éclairé par de nombreuses ouvertures aujourd'hui
aveuglées (c). Les allèges sont marquées d'une croix de Saint-André simple répétée en frise tout le long des façades. Une lisse moulurée, le trotte-chat, courait à l'origine au niveau des appuis de fenêtre (d), elle était destinée à écarter l'eau tombant du toit.
À l'intérieur, quelques aménagements primitifs sont conservés.Dans la cuisine, les poutres et le sommier (7m, 50x50cm) du plafond ont été assemblés au moment de la construction. La cheminée monumentale du XVe siècle s'appuie sur le mur de refend au centre de l'édifice. On accédait à la salle seigneuriale par un escalier à vis isolé par une boiserie en partie conservée au premier étage (e). Sans être aussi massif l'aménagement de la salle est comparable à celui de la cuisine, la pièce s'ouvre sur le pignon sud reconstruit en brique au XIXe siècle.
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