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Le Manoir était encore en très bon état au début du XXe siècle comme le montre une
carte postale épurée de cette époque (a). Laissé à l'abandon puis exploité
comme carrière de pierres, il fut sauvé de la ruine par son propriétaire actuel qui
le restaure depuis 1970.
L'édifice est une demeure seigneuriale à vocation défensive, conçue initialement selon le plan
rectangulaire des manoirs du XVe siècle. Son aspect actuel (b) résulte de nombreuses transformations et de
l'adjonction de plusieurs corps de logement réalisées aux XVe et XVIe siècles. Deux élégantes
tours-escaliers aux toits en éteignoirs (c) et la tourelle de l'oratoire soutenue par trois contreforts (d) apportent
un charme indéfinissable à cette demeure austère du Moyen Âge.
L'aménagement intérieur est d'une extrême complexité. Il reflète le souci constant de
protéger les habitants des agressions extérieures. Au premier étage, des postes de guet jouxtent toutes
les pièces d'habitation. Ils permettaient de surveiller les alentours mais aussi de défendre, au rez-de-chaussée,
la salle des gardes, point de passage obligé pour pénétrer dans le manoir. Les décors intérieurs
sont d'une extrême sobriété comme en témoignent dans cette salle la grande cheminée (e) et le chambranle
du passe-plat (f).
Dans la cheminée, c'est la découverte, sous forme d'une taque (g), de la deuxième énigme de la journée. Cette plaque porte un chevron accompagné
en chef de deux glands, en pointe d'une étoile (casque en cimier) : des armes d'une famille inconnue de l'assemblée.
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