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À la Loge, le granit affleure au sommet des collines et dans
les herbages (a), il forme des 'tors' ou 'bœufs' (blocs arrondis) marqués
de nombreuses traces de débitage. La taille du granit représentait
pour le fermier du bocage, une activité artisanale secondaire
mais économiquement indispensable. Le site présente peu
de coupes verticales (b). D'une façon générale, les
pierres les plus lourdes étaient taillées et mises en forme
sur place puis déplacées sur des rondins à l'aide
du cheval.
Comme en témoigne l'ébauche d'une auge découverte
sur place (c), l'exploitation de la 'carrière' semble avoir été
interrompue brusquement. Aux dires de certains témoins, cet abandon
serait dû à la disparition pendant la 'grande guerre' des deux
carriers qui l'exploitaient.
En fait l'arrêt de ces activités correspond à la
fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle à une émigration
des populations vers les régions de plaine et vers les villes,
conséquence indirecte du désenclavement du bocage et du
développement des voies de communication. |