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Cette chapelle édifiée au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Fécamp doit
vraisemblablement son vocable aux relations particulières qu'entretenait le célèbre archevêque
avec la Nomandie et en particulier avec l'abbaye de Jumièges. Thomas Becket,archévêqe de Cantorbery,
persécuté et massacré à Londres, fut canonnisé sous le nom de St Thomas en 1173.
Les fouilles archéologiques menées depuis 1998 révèlent d'année en année
l'histoire de la maladrerie et de ses habitants. Autour du site présenté sur le plan b, un circuit
ponctué de panneaux explicatifs présente le travail des archéologues et l'interprétation de
leur découvertes.
De la chapelle (c) il ne subsiste plus qu'un pignon et quelques vestiges des murs latéraux.
Le chevet percé de deux ouvertures étroites à plein cintre sert d'appui à un autel d'une
grande sobriété.
Le cimetière est établi à proximité de la chapelle.
Les traces de l'emprise d'un bâtiment collectif de la léproserie ont inspiré sa représentation sous la
forme d'une chaumière (d).
La léproserie disparue, le site est devenu un lieu de pèlerinage vénéré vers lequel
on se rendait en procession le jour de la fête du saint. Un coutume voulait qu'une branche brisée et
ligaturée avec un linge permette si elle reprenait de réaliser un vœu. La petite mare du site
passait pour posséder des propriétés miraculeuses, on s'y baignait et on buvait son eau.
Aujourd'hui, au milieu des ruines, des visiteurs viennent encore faire des offrandes au pied du vieil autel et nouer
une branche de coudrier en espérant qu'il résistera à l'épreuve du temps, condition
indispensable pour que leur espoir devienne réalité (e).
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