Aizier ---
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Jean-Luc dans un rite de passage a
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Les différents noms de cet ancien port romain : Aie, Aicqsier, Assy, Aes, Aiziers, ... dérivent du latin "aqua" et désignent un lieu où jaillissent des sources. A l'époque gallo-romaine, le village se situait à un nœud de communication où aboutissaient les voies romaines venant de Lisieux (Noviomagnus), d'Evreux (Mediolanum) et, après avoir franchi la Seine, de Lillebonne (Juliabona).
Suite à la donation, en 1006,du petit fils de Rollon, le duc Richard II (996-1026), 'AIsié' devient une baronie appartenant à l'abbaye de Fécamp .

Le village possède plusieurs monuments intéressants. L'église St Pierre, dont le clocher et le chœur roman (MH) sont attribués au XIe siècle. La nef très remaniée date pour l'essentiel de l'époque Renaissance. Dans le cimetière se dressent une belle croix au socle gravé de caractères gothiques (XVIe siècle- IMH) et un curieux mégalithe percé d'un "trou d'homme", une large ouverture circulaire dont la destination suscite bien des hypothèses (a).

Un peu à l'écart, dans la forêt de Brotonne se trouvent les ruines d'une chapelle romane dédiée
à St Thomas-de-Cantorbery. Au moyen âge, la chapelle était le lieu de culte des lépreux de la baronie d'Aizier.
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_La Chapelle St Thomas avec Nora et Bernard Magnan.

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plan du site b Les ruines de la chapelle c

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Essai de reconstitution du bâtiment collectif d
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Un bel espoir réalisé e
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Cette chapelle édifiée au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Fécamp doit vraisemblablement son vocable aux relations particulières qu'entretenait le célèbre archevêque avec la Nomandie et en particulier avec l'abbaye de Jumièges. Thomas Becket,archévêqe de Cantorbery, persécuté et massacré à Londres, fut canonnisé sous le nom de St Thomas en 1173.

Les fouilles archéologiques menées depuis 1998 révèlent d'année en année l'histoire de la maladrerie et de ses habitants. Autour du site présenté sur le plan b, un circuit ponctué de panneaux explicatifs présente le travail des archéologues et l'interprétation de leur découvertes.

De la chapelle (c) il ne subsiste plus qu'un pignon et quelques vestiges des murs latéraux. Le chevet percé de deux ouvertures étroites à plein cintre sert d'appui à un autel d'une grande sobriété.
Le cimetière est établi à proximité de la chapelle.
Les traces de l'emprise d'un bâtiment collectif de la léproserie ont inspiré sa représentation sous la forme d'une chaumière (d).

La léproserie disparue, le site est devenu un lieu de pèlerinage vénéré vers lequel on se rendait en procession le jour de la fête du saint. Un coutume voulait qu'une branche brisée et ligaturée avec un linge permette si elle reprenait de réaliser un vœu. La petite mare du site passait pour posséder des propriétés miraculeuses, on s'y baignait et on buvait son eau. Aujourd'hui, au milieu des ruines, des visiteurs viennent encore faire des offrandes au pied du vieil autel et nouer une branche de coudrier en espérant qu'il résistera à l'épreuve du temps, condition indispensable pour que leur espoir devienne réalité (e).
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