Vatteville-la-Rue---
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"Quatta-villa" fondée en 142 tire son nom du patronyme anglo-saxon Watta. Au XIe siècle, elle devint Wattevilla. Le qualificatif "la-Rue" qui apparaît au XIIIe siècle est sans doute dû à l'existence d'une ancienne voie romaine qui la traversait sur toute sa longueur.
Ce village, connu depuis l'époque gallo-romaine, devint un port de pêche très actif au moyen âge et à l'époque de la Renaissance. Les rois de Neustrie y possédaient un palais et, au XIIe siècle les comtes de Meulan, un donjon sur motte. Les caprices du cours de la seine puis l'endiguement du fleuve, en l'écartant de la voie maritime, provoquèrent son déclin au profit des villages voisins : Villequier, Caudebec et La Mailleraye. Aujourd'hui, Vatteville est devenu un village paisible à vocation agricole et forestière, riche de son passé, de ses monuments et de ses légendes.
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__L'église Saint-Martin --avec Yves Delaune.

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L'édifice est une reconstruction du XVIe siècle, la nef Renaissance caractérisée par des fenêtres cintrées avec remplissage arrondi est postérieure au reste de l'église de style gothique. Le clocher carré est érigé au milieu du transept, sa toiture basse de forme pyramidale aurait remplacé une flèche en pierre foudroyée au XVIIe (ou au XVIIIe) siècle. Cette restauration est certainement à l'origine de l'impression de lourdeur et d'écrasement que l'on ressent devant cet ensemble imposant. Le vocable St Martin suggère que cette église pourrait être d'origine mérovingienne.
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L'église saint-Martin a Litre aux armes de la famille de Nagu b Saint Martin c

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St Clément protégeant la 'Roumaine' d
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surlignage d'un graffiti e
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Malgré plusieurs ravages, l'édifice a conservé des éléments anciens liés à son histoire et au passé maritime du village.

Á l'intérieur de l'église, adossée au portail, une belle tribune en pierre sculptée de style Renaissance (classée) était destinée à soutenir un orgue. La nef a également conservé la litre de son dernier seigneur Charles-Gabriel de Nagu, mort en 1777. Les litres funéraires sont le privilège des nobles qui patronnent une église. Après leur mort, leurs armes y sont apposées sur un bandeau noir en signe de Deuil (b).
Nef, transept et chœur ont conservé de nombreux vitraux représentant des épisodes de la vie du Christ, de la Vierge Marie et de plusieurs Saints. Ils sont datés du XVIe et XVIIe siècles, pourtant plusieurs d'entre-eux pourraient être des réutilisations de verres plus anciens. C'est ce que suggèrent l'équipement du cavalier de la "Charité de St-Thomas" (c) et les dais ou les niches qui encadrent certaines images au niveau des flammes des fenêtres du chœur.
Au sud , le transept abritait la chapelle de Saint Clément , le patron des mariniers de la Seine. Sur un fragment de vitrail votif, le Saint Pontife se tient sur la dunette d'une nef dont on distingue le nom en bas du tableau : "La Roumaine" (d) . Pour s'attirer la protection divine, d'autres capitaines ou marins moins fortunés choisirent peut-être de graver le nom ou la silhouette de leur bateau sur les murs de l'édifice. Ces graffitis de navire (e) recouvrent pratiquement toutes les surfaces accessibles à l'intérieur et à l'extérieur du monument. Ils témoignent de l'intensité de la vie maritime à Vatteville au XVIe et XVIIe siècles.
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Yves entraîne alors le groupe dans un escalier étroit, véritable galerie de graffitis marins, pour une montée au sommet du clocher. De là, Chacun pourra alors apprécier l'importance du dépôt alluvionnaire qui transforma le port en une vaste prairie. Au loin dans la brume, le fleuve a disparu, les bateaux progressent au milieu des champs (f) et le pont de Brotonne semble enjamber une immense forêt (g). _

Un bateau dans les champs f Le pont de Brotonne g
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