Vaux-sur-Aure ------
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--Argouges La paroisse d'Argouges est réunie à celle de Vaux-sur-Aure depuis 1829

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Le toponyme Argouges aurait une origine celte issue du nom 'ars' désignant une rivière.
Aux dires des d'Argouges, le site aurait été occupé dès le VIIIe siècle et serait le berceau de leur famille depuis l'époque de la conquête de l'Angleterre. Il est signalé pour la première fois en 1309 dans un acte de Raol d'Argoges, le seigneur du lieu.

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Armoiries de la famille d'Argouges
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Sous l'ancien régime, le fief d'Argouges relève de la baronnie de Landelles et fait partie de la sergenterie de Tour et de l'élection de Bayeux. Il est possession des d'Argouges jusqu'en 1632 date à laquelle la propriété est mise en vente. Elle appartient alors successivement aux de Choisy, aux Le Fèvre de Caumartin et aux Renault 'd'Argouges'.
Claude-Jacques Renault, le dernier seigneur d'Argouges meurt en 1795. Sa descendance conservera le domaine jusqu'en 1960. L'acquéreur M. Langeard le vendra en 1982 à M. et Me Levasseur, les propriétaires actuels.
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--Le manoir d'Argouges Une visite captivante commentée par M. Levasseur

Le manoir d'Argouges est classé monument historique depuis 1924.
Un schéma à l'entrée du site (a) présente la situation du manoir au début du XIXe siècle. Le logis et quelques dépendances se dressent sur une plate-forme entourée de douves. Devant cet ensemble, des batiments agricoles occupent une basse-cour et à proximité de la porte d'entrée figure une reconstitution de l'ancienne église paroissiale.
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Schéma de situation affiché à l'entrée du site a Aspect de la façade principale après les travaux du XVIe siècle (F. Thorigny 1857) b
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Les éléments les plus anciens du manoir sont datés du XIVe siècle. mais son aspect actuel doit beaucoup aux reconstructions et aux remaniements survenus au XVe siècle, vraisemblablement après les destructions de la guerre de cent ans et au début du XVIe siècle, époque à laquelle d'importants travaux de rénovation ont été entrepris sans être achevés (b).

À partir de 1523 jusqu'à la vente de 1632, aucun d'Argouges ne semble résider au manoir. La demeure délaissée devient alors une ferme. Seule la chambre seigneuriale dans le logis est entretenue, elle deviendra 'un pied à terre occasionnel pour le seigneur ou son représentant'.
Malgré quelques travaux de restautation, depuis cette époque l'état du manoir n'a pas cessé de se détériorer.
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Sur un coup de cœur, il y a trente ans, les Levasseur ont entrepris d'effacer les dégradations occasionnées par cinq siècles de négligence et de violence. ils nous proposent aujourd'hui de partager leur rêve de faire revivre un site exceptionnel.

Le pressoir à cidre c
--La basse-cour  

Sur la basse-cour se dressent plusieurs bâtiments à vocation agricole probablement reconstruits ou restaurés au XVe siècle au sortir de la guerre de cent ans. La grange et le pressoir à cidre (c) sont les plus imposants. Ce dernier abrite à l'étage deux chambres dont une avec cheminée. Selon la tradition, cet ancien 'corps de Garde' aurait abrité une garnison anglaise anéantie par les troupes de Duguesclin à l'époque de Charles V.
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À proximité se trouvent les ruines de l'ancienne église paroissiale (d). De dimensions modestes, elle est composée d'une nef et d'un chœur au chevet plat orné de trois lancettes aveuglées. L'appareil en arête de poisson présent sur plusieurs murs atteste de son ancienneté. Les ouvertures des façades ont été transformées et agrandies au XVIe siècle mais à l'intérieur, elles ont conservé des arcs surbaissés (e). Au nord-est du chœur subsistent les fondations de la chapelle seigneuriale, construite vraisemblablement au XVe siècle.

Ruines de l'église St-Pierre d'Argouges d Petite baie simple du XIVe siècle e La maison du 'jardinier' et les portes d'entrée f

Depuis le XVIe siècle, une haute porte charretière et une porte piétonne découvrent un pont à deux arches et permettent d'accéder à la haute-cour. Le portail porte les traces de nombreux ornements aujourd'hui disparus à l'exception du fantôme d'un médaillon en ronde bosse (f). Le bâti qui jouxte le portail est de la même époque. Ce logement dit 'du jardinier' aurait pu être la résidence du chapelain où du curé de la paroisse. Au XVIIIe siècle, il fut réaménagé en fournil afin d'éloigner le four des autres constructions.
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