Cottun------
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Le toponyme Cottun aurait une origine norroise ou saxone issue du nom 'Cotte' désignant une hutte, une cabane, ou du suffixe 'tun' signifiant village qui, associé au patronyme 'Koli' aurait donné Kolitun ou Kottun et latinisé Cottunum.

Armoiries de la commune
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Armoiries de la famille du Hamel

Ce petit village a conservé le souvenir ou les silhouettes de plusieurs constructions anciennes toutes situées à proximité de l'église. Les noms des lieux dits : le 'château', le 'câtelet', 'Beaumont' laissent penser qu'il s'agissait de fermes fortifiées et de résidences seigneuriales. il est encore possible aujourd'hui de voir les traces des douves du château ruiné qu'Arcisse de Caumont a daté de la fin du XVIe siècle.
Sur les armoiries de la commune, on retrouve quelques symboles des armes de la famille de G. du Hamel, seigneur de Cottun : la tête d'aigle arrachée et la croix échiquetée d'or et de gueule.
Sur l'écusson, l'affrontement de l'aigle et de la république coiffée du bonnet phrygien rappelle la volonté des habitants de s'opposer à l'ancien régime pendant la période révolutionnaire. Afin de rappeler leur engagement, en 1989, à l'initiative du conseil municipal un arbre de la liberté a été planté près de l'église là où au début de l'an II, se dressait ce symbole
du culte de la Raison.

Arbre de la Liberté de Cottun

À Cottun, le groupe est accueilli chaleureusement par le maire M. Aubert qui, après avoir présenté l'histoire du village, nous propose de visiter l'église d'origine romane.
L'église est sous l'invocation de Saint-André.
Au XIIe siècle, son appartenance à l'abbaye de Ste-Barbe-en-Auge est confirmée dans plusieurs chartes d'Henry II (évêque de Bayeux de 1162 à 1205).
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Modillons, noter la facture atypique du personnage de droite a
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--L'église Saint-André

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Amputée de sa flèche foudroyée en 1937, l'église apparaît massive et inachevée (b). La nef a conservé des traces de son origine romane, sa corniche est soutenue par une soixantaine de modillons sculptés de décors géométriques ou de figures fantastiques et grimaçantes (a). Mais on ne retrouve pas sur les façades les petites "ouvertures étroites et cintrées" décrites par A. de Caumont dans la Statistique monumentale du Calvados.
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l'église Saint-André b Fenêtres romanes de la tour c Aperçu de deux arcades et d'un des quatre piliers de la tour d _

Vue de l'extérieur, la tour octogone qui supportait la flèche est de la même époque comme en témoignent les huit petites fenêtres bordées de colonnes aux chapiteaux godronnés (c).
À l'intérieur, cette tour est supportée par quatre arcades reposant sur quatre énormes piliers cylindriques (e,d). Cette disposition architecturale, rare en Normandie est caractéristique des XIe et XIIe siècles. Il peut également paraître surprenant de trouver un chapiteau figuré dans un église aussi modeste (f). Le personnage d'angle accroupi, les coudes sur les cuisses, dans une attitude de support appartient à une statuaire romane peu représentée dans le Bessin.

La base de la tour e
Chapiteau figuré f
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Le chœur appartient au XIVe siècle comme l'indiquent le caractère des chapiteaux et la forme des fenêtres à une seule baie (g). La clef de la première travée de voûte porte la date de 1348 et le nom du maître d'œuvre : Hélie le Lou (h). Le décor est d'une grande sobriété, deux statues sur support du XVIe siècle en chêne polychromé représentent Saint-André le patron de la paroisse et Saint-Simon le Cananéen (i). Sur le chevet, deux vitraux du XIXe siècle encadrent l'autel. Sur le premier figure Saint-André (e,j), le second montre Saint-Charles-Borromée connu pour ses interventions charitables pendant la peste de 1576 en Lombardie. Saint-Simon et Saint-C. Borromée sont rarement évoqués dans les églises normandes.
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Fenêtre et colonnettes du XIVe siècle g Clé de voûte datée de 1348 h Saint-Simon le patron des scieurs de long i Saint-André et la croix de son martyr j
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L'église de Cottun est originale par le choix de ses évocations et étonnante par la fraîcheur de ses décors (modillons, corbeilles). Si Arcisse de Caumont a signalé la réalisation de travaux de consolidation dans l'église peu avant ses observations (décrites en 1857), il n'a jamais évoqué l'existence de restaurations pouvant faire douter de l'authenticité des ses sculptures. Pourtant de nombreuses restaurations ont été réalisées à la même époque dans les églises environnantes. Ainsi, au cours de sa tournée de 1841, Prosper Mérimée alors inspecteur des monuments historiques signale à Tour (Tour-en-Bessin un village limitrophe de Cottun) un bas-relief 'façon' XIe admirablement exécuté. Cette découverte renforce le doute émis sur l'ancienneté de certains ouvrages extraordinairement bien conservés.
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