Sur le Mont Castre

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Après le repas, le groupe retrouve Jean-Paul et Claude pour une promenade sur le Mont Castre. Ce massif gréseux se situe sur les communes de Lithaire et du Plessis-Lastelle (a). Il forme un relief imposant, couvert de landes et de bois qui s ’élève à plus de 120 m et domine le bassin de Lessay et les zones marécageuses du Cotentin et du Bessin. De nombreuses traces d'occupations anciennes montrent qu'il fut de tout temps, une zone refuge et stratégique.

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Situation du massifa
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Aspect du fossé de la première enceinteb
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La première étape, nous conduira au "camp de César " situé à l'est du massif sur le territoire de la commune du Plessis-Lastelle.
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Au XIXe siècle, la Société Académique de Cherbourg a émis l’idée que ce camp n’était autre que celui de Sabinus, légat de César et qu'il fut le théâtre de son combat contre le chef gaulois Viridovix (56 av. J.-C.). Charles de Gerville, enfant du pays, tentera d’accréditer en vain cette hypothèse.
Depuis la fin du XXe siècle, les archéologues pensent qu’il s’agirait d’un retranchement de terre protohistorique datant sans doute
de l’Âge du Fer.
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Situé au point le plus élevé du Mont Castre, le camp est d'accès difficile et il faut près de vingt minutes au groupe pour atteindre le fossé et le rempart de terre qui protègent sur plus de 2,5 km, une zone estimée à 18 ha.
Une seconde enceinte double le système défensif autour d’un territoire d’environ 1 ha à l’est du site. Ce type d’occupation très vaste, boisé, ne se prête pas facilement à l’étude archéologique nécessaire à sa compréhension. Aujourd’hui, aucune découverte significative n’a permis d'attester son origine.
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Jean-Paul nous propose ensuite de visiter le Vieux Lithaire à l’ouest du massif. Pratiquement abandonné par ses habitants, cette partie du village possède des vestiges qui témoignent d'une intense activité dès le Moyen Âge.
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L’ancienne église est aujourd’hui ruinée (c). On distingue encore les emplacements des murs de la nef construite à l’époque romane (XIe et XIIe siècles) et des fenêtres en forme d’ogive qui éclairaient les chapelles (XIVe siècle). L’arc triomphal qui sépare le cœur de la nef a été muré et percé d’une porte en son centre. Il ne reste rien de la tour carrée élevée sur le transept nord (d). Seuls, le cœur, la sacristie et les murs des chapelles restent en élévation, malgré le pillage de leurs pierres d’angle.

Les ruines du ‘vieux château’ sont plus impressionnantes. Établi au sommet d’un escarpement, il domine au nord la vallée de la Senelle et vers l’ouest la vue (par beau temps) s’étend jusqu’à la mer. Le village doit peut-être son nom à cette situation puisque le toponyme lithaire pourrait provenir de lit-hou signifiant belle-vue en danois. Renault dans la Revue Monumentale et Historique de la Manche décrit le château comme une tour d’environ 14m ce côté possédant des murs de 5 m d’épaisseur. La situation géographique et la sobriété de cette construction laissent penser qu’il s’agit d’un point de défense ou d’une tour de guet (supposée romaine au XVIIIe siècle). L’existence de fossés au sud du site, de l'emprise d’une chapelle et d’un seigneur de Lithaire, compagnon du duc Guillaume en 1066, suggèrent la présence possible d’un château-fort à cet emplacement.
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Ruines de l'église St-Thomas du Vieux Lithairec
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Vue de l'église depuis le château au debut du XIXe siècled
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Ruines du château sur l'éperon de grès armoricain (quarztite)e Dessin de Ch. de Gerville (1825)f  Détails d'une des ouvertures du châteaug
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Allée couverte du bois de la Plesse h
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À quelques pas de là, sur le versant sud du Mont, l’occasion nous est offerte de redécouvrir une petite allée couverte de type armoricain. Reconnue en 1964, elle fut étudiée et restaurée par B. Edeine qui l’attribua au Néolithique final (~ 2000 av. J.-C.). Orientée Est (entrée)-Ouest, elle est de dimension modeste (8 m × 2 m hors péristalithe). En l'absence de dalles de couverture, la grandeur des orthostates permet de supposer une hauteur sous voûte, au niveau de la chambre, d’environ 1 m. Trois pierres plates d’une quarantaine de centimètres divisent l’espace funéraire en deux parties. Les dalles du péristalithe marquaient probablement la limite du cairn qui à l’origine devait recouvrir cet ensemble.
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