L'église Sainte-Anne

(4)
_ _ _ _

Église Notre-Dame-de-l'Assomption à Camembert
Avant de nous guider vers leur manoir, Me et M. Reyboubet nous font découvrir
l'église paroissiale Sainte-Anne
-

Eglise Sainte-Anne a
_
Fenêtre avec arc en accolade - Vitrail de Ste Marie Madeleine b
_
Grand tableau du pélerinage f
_

_
Présenté par l'abbesse d'Almenèches, cet édifice est daté du XIVe siècle pour ses parties les plus anciennes. Il a été remanié à plusieurs reprises comme en témoigne le décalage des axes du cœur et de la nef (a).
La construction est en calcaire et en grès roussard.
Les fenêtres avec arc en accolade sont du XVIe siècle (b).
Les toits et le bardage du clocher sont entièrement recouverts d'ardoises.

_
Cette petite église possède quelques pièces curieuses datant du XVIIIe siècle, comme ces tirettes qui prolongent les bancs des fidèles dans l'allée centrale de la nef (c) ou ces deux stalles dont les miséricordes sont ornées
de têtes d'anges (d).
_
Tablette coulissante c Miséricorde à tête d'ange d
_
Devant le tableau de la vierge au rosaire, M. Reyboubet explique comment, au cours de la dépose de cette peinture, les restaurateurs ont eu la surprise de découvrir l'iconographie, très abîmée, d'un retable du XVIe siècle . Cinq morceaux du panneau de l'ouvrage ont été réutilisés pour former le support du tableau. Ils représentent cinq personnages identifiés à : Ste Marie-Madeleine, un larron, Ste Catherine d'Alexandrie, St Pierre et St Paul (e).
_

_
Assemblage des cinq parties restaurées du retable e
_
L'église présente encore un grand tableau, au symbolisme ésotérique, du pèlerinage des confrères de la charité de saint Michel daté de 1772. Chaque chariton, identifié par son patronyme, est représenté en marche vers le Mont sous un ciel sombre et dominé par l' archange (f).
La bannière de cette confrérie en soie peinte est suspendue entre la nef et le chœur (g).
_

_
Bannière de la charité de St-Michel g

_
Les confréries sont des associations laïques d'entre-aide qui sont apparues au Moyen Âge pour se protéger des dangers et de l'insécurité qui régnaient à cette époque. Les membres des confréries de charité, pour répondre à leur spiritualité, s'unirent autour du culte d'un saint patron et se donnèrent comme mission principale d'assurer le salut de leur âmes. Ils adoptèrent les règles de la religion catholiques en participant aux rites de passage et au culte des morts. Ils assurent leur identité par des symboles (bannière, bâtons de confrérie, torchères) et par le port d'habits distinctifs (chaperon, barrette, dalmatique). La confrérie apporte aux frères et aux soeurs un soutien spirituel (prières, pèlerinages, processions) et matériel (cérémonie, sépulture).
_

voir ou revoir les pages : 1, 2, 3, -, 5.

retournez en haut de la page Sortie vers la page présentation