|
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, 'Beaumoncel' n'apparaît pas sur les cartes du fief de Camembert. Pourtant ce
toponyme et le hameau sont associés sur un acte de vente de 1661 où apparaît comme
cosignataire un seigneur Artus Antoine Aubert de Beaumoncel, écuyer, gendre du seigneur de Camembert. En 1719,
Gabriel de Calmesnil achète, à son cousin Gédéon de Calmesnil un manoir de Beaumoncel, construit en1648, et les
terres qui lui sont associées (b). Le plan-terrier de 1775 présente la
famille Calmesnil d'Orval comme le plus important 'propriétaire' terrien de Camembert. Entre autre , elle
possède les fermes de 'la Bergerie', de 'Beaumonssel' (c) et de la 'blotière'. D'après le cadastre de
1827, une grande partie de ce domaine apparaît encore en possession de la famille Clouet d'Orval, suite au mariage,
en 1797, d'Adélaïde Julienne de Calmesnil (petite fille de Gabriel et fille de G. Gédéon Charles de
Calmesnil) avec Pierre Alexandre René Clouet des Perruches, receveur des sequestres des biens des
émigrés à Vimoutiers.
C'est, vers 1791, dans la ferme de Beaumoncel que Marie Harel (a) a mis au point l'affinage du fameux fromage de
Camembert. Une solide tradition veut qu'elle ait tenu son secret de fabrication d'un prêtre réfractaire qu'elle
aurait soustrait aux recherches des révolutionnaires (d). Elle s'était vu confier des travaux de laiterie
par jean Perrier fermier au service de la famille des Calmesnil.
Pendant la bataille de Normandie, l'état-major allemand installé au manoir y aurait reçu le maréchal Rommel.
_ |