|
_
On retrouve, sur le terrain, l'implantation décrite sur la parcelle du cadastre napoléonien (b,c). Nettement
plus imposante par ses dimensions que celle de La Chênaie, la maison d'habitation du Neuf Bois possède
cependant une structure identique : solins en grès roussard, pans de bois sur deux niveaux favorisant la
verticalité, absence de bandeau, toit à deux croupes, couverture en tuiles, deux massifs de cheminées.
Comme à la Chênaie, le premier massif est central et décalé au niveau du faîtage, mais
le second, apparent dans le mur latéral nord-ouest, a conservé une énorme souche en pierre qui
marque la silhouette du manoir (c,d).
Pourtant, à notre arrivée devant le logis, tous ont l'impression de découvrir une construction
originale. Les premières travées au colombage serré qui apparaissent au milieu de la
végétation sont totalement dépourvues de liens et colorées du brun rosé qui
caractérise les hourdis de tuileaux (e). En fait seuls le mur goutterau et le mur latéral exposés
au sud-est sont garnis de terre cuite. L'absence de lien allège la structure qui apparaît moins
écrasée, seules deux travées au sud ouest du bâtiment sont renforcées par des
écharpes triples(d). On retrouve d'autres pièces obliques sous forme de croisillons dans une frise au
dessus du linteau de la porte d'entrée et sous une fenêtre du second niveau (f).
Les autres bâtiments de l'exploitation se trouvent à proximité du manoir. Vers l'ouest deux annexes en alignement abritaient les étables (g) et la cidrerie (h : cellier, pressoir, tour à broyer).
La laiterie en briques accolée au mur du logis a été construite au XIXe siècle (d).
Pour des raisons de sécurité, la bouillerie et le fournil étaient éloignés du reste du
bâti (au premier plan sur c).
_ |