Le Manoir du "Neuf Bois"

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Accueil chaleureux de Myriam et Lucien Elia les propriétaires - Commune des Champeaux
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La route qui conduit à cette ancienne exploitation agricole borde le hameau du Ronceray, célèbre pour avoir vu naître Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont en 1768. Il semble que cette descendante directe de Pierre Corneille, qui fut guillotinée en 1793 pour avoir poignardé le 'hideux Marat', passa peu de temps sur ce domaine. Elle vécut une grande partie de son enfance à quelques lieues de là, à la ferme du Bois sur la paroisse du Mesnil-Imbert.
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Sa maison natale, aux façades classées, fit l'objet, aux dires des spécialistes, d'une restauration qualifiée d'exemplaire (a).
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Maison natale de Charlotte Corday a
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Dessin de la parcelle d'après le C.N. de la commune d'Ecorches b
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Sous l'ancien régime, les territoires du 'cheney', de 'La Ronceray' et du 'Neuf Bois' étaient situés sur la paroisse de Saint-Saturnin-des-lignerits. Tous figurent sur la carte de Cassini de 1761. Le plan-terrier de la paroisse, établi vers 1780, montre qu'ils faisaient partie du fief de Beaufour. A cette date, Le domaine de La Ronceray aurait été tenu par 'sr de Cordé d'Armont' (peut-être Jacques-François de Corday, sieur d'Armont, père de Charlotte qui mourra en exil à Barcelone en 1798) et celui du Neuf Bois par
J... Rioult, seigneur des Champeaux.
En 1840, ces trois hameaux comme toute la partie nord de la paroisse ont été séparés administrativement de la commune d'Ecorches pour être rattachés à celle des Champeaux.

Vue du domaine depuis l'église des Champeaux c Façade sud_ouest du manoir d
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Détail du pan de bois garni de tuileaux e
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Motifs décoratifs en forme de croisillon f
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On retrouve, sur le terrain, l'implantation décrite sur la parcelle du cadastre napoléonien (b,c). Nettement plus imposante par ses dimensions que celle de La Chênaie, la maison d'habitation du Neuf Bois possède cependant une structure identique : solins en grès roussard, pans de bois sur deux niveaux favorisant la verticalité, absence de bandeau, toit à deux croupes, couverture en tuiles, deux massifs de cheminées. Comme à la Chênaie, le premier massif est central et décalé au niveau du faîtage, mais le second, apparent dans le mur latéral nord-ouest, a conservé une énorme souche en pierre qui marque la silhouette du manoir (c,d).

Pourtant, à notre arrivée devant le logis, tous ont l'impression de découvrir une construction originale. Les premières travées au colombage serré qui apparaissent au milieu de la végétation sont totalement dépourvues de liens et colorées du brun rosé qui caractérise les hourdis de tuileaux (e). En fait seuls le mur goutterau et le mur latéral exposés au sud-est sont garnis de terre cuite. L'absence de lien allège la structure qui apparaît moins écrasée, seules deux travées au sud ouest du bâtiment sont renforcées par des écharpes triples(d). On retrouve d'autres pièces obliques sous forme de croisillons dans une frise au dessus du linteau de la porte d'entrée et sous une fenêtre du second niveau (f).

Les autres bâtiments de l'exploitation se trouvent à proximité du manoir. Vers l'ouest deux annexes en alignement abritaient les étables (g) et la cidrerie (h : cellier, pressoir, tour à broyer). La laiterie en briques accolée au mur du logis a été construite au XIXe siècle (d). Pour des raisons de sécurité, la bouillerie et le fournil étaient éloignés du reste du bâti (au premier plan sur c).
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Aspect des anciennes étables g Bâtiments de l'ancienne cidrerie h

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Cet impressionnant ensemble est daté XVIIe et XVIIIe siècle. La sauvegarde de ce patrimoine a nécessité beaucoup de courage, d'efforts et d'énormes travaux (remplacement des sablières basses, réfection des couvertures et des pagées, aménagement des intérieurs), que seule la passion indéflectible de Me et M. Elia a permis de réaliser.
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