|
Isolé au fond d'une vallée profonde, le site nous transporte dans le monde de la meunerie au début
du XXe siècle.
Tout d'abord, les berges de l'oison nous invitent à parcourir le "sentier découverte" riche de la
faune et de la flore qui caractérisent les zones humides (a). Depuis plus de cent ans, cette vallée est connue
pour abriter de nombreuses espèces rares dont 24 varietés d'orchidées sauvages.
Puis à proximité du moulin, un "potager conservatoire" et un "jardin d'herbes"
nous proposent de redécouvrir des légumes oubliés et l'odeur ineffable des plantes aromatiques et médicinales (b).
Dans cet écrin de verdure, au pied du barrage, le moulin a conservé son aspect du XIXe siècle.
Soubassement en brique, colombages, tuiles nous rappellent que nous sommes au pays de l'argile (a, c).
Le Bâtiment abrite
l'écomusée de la meunerie et une salle d'expositions.
Après avoir rappellé l'histoire du moulin, Mr Leseigneur, (vice président de l'AVPN)
nous fait découvrir le miracle de l'énergie hydraulique ou comment l'écoulement d'un simple filet d'eau
tombant sur une roue à augets (c, maquette d) permet de mettre en mouvement une meule de 1200 Kg (e).
Puis il décrit les différentes phases de la transformation du grain en farine : alimentation des meules par
l'intermédiaire de la trémie et mouture du grain (f), séparation du son et tamisage de la farine (g),
ensachage (h).
Il insiste sur la pénibilité de ce travail qui nécessite pendant de longues
périodes une surveillance constante du mécanisme et de l'approvisionnement en grains. En s'endormant,
le meunier de la chanson risquait l'emballement ou le bloquage de la meule, des incidents souvent synonymes de dégats
et de remise en route difficile.
|