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On retrouve dans ce petit village de nombreuses constructions en matériaux composites sans décors qui
associent la brique et le silex. Contrairement aux bâtis plus anciens, le grès et le calcaire ont
complétement disparu de la composition des chaînages et des
encadrements au seul profit de la brique. Les tapisseries de silex trés homogènes sont "à
pierres vues" jointées à la chaux ou recouvertes d'un enduit plein. Ce mode de construction,
très fréquent au XIXe siècle dans la région, était celui des fabriques, des moulins
mais aussi celui des maisons de maître et des bâtiments officiels. Associé à des pans de bois
et au torchis, il participait également à la mise en oeuvre d'habitations plus modestes (maisons
d'ouvriers, magasins, dépendances, ...).
Découvrir un corps de ferme et ses bâtiments agricoles entièrement construits dans ce
style a étonné l'ensemble des visiteurs (a,b,e). Comme souvent dans les villages où l'industrie du fer
s'est développée, on retrouve dans les tapisseries de silex, des inclusions de "laitier de
forge" (c). Cet ajout, dont le rôle est de renforcer la résistance des mortiers est constitué
de scories qui rassemblent des résidus parfois colorés et très décoratifs (d).
Aucun document ne permet de connaître la vocation de ces bâtiments.
Cette propriété désignée sous le nom de 'La grande ferme' sur les cartes postales du
début du XXe siècle, aurait été construite vers le milieu du XIXe. Á cette
époque la région conservait l'espoir d'une activité industrielle durable et modernisait ses usines.
Pour compléter leurs revenus, les propriétaires de ferme participaient volontiers à la fabrication
artisanale d'épingles, principale industrie du pays. Il n'est donc pas exclu que certains bâtiments soient
conçus pour recevoir des ateliers ou que leur reconversion complète soit intervenue au moment du
déclin industriel à la fin du XIXe siècle.
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