La Ventrouze (61)
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Citée en 1260 (Ventrosa), La Ventrouze était un des fiefs les plus importants de la région. Il appartenait aux comtes du Perche, puis par alliances successives aux Château-Gontier, aux ducs de Bretagne, aux Bourbon-Vendôme. Á la fin du XIVe siècle, la seigneurie fut acquise par la famille des Auvé qui la conservèrent jusqu'en 1602 date de la mort de Marguerite Auvé veuve de Claude Gruel de la Frette.
Le bâti du village garde de nombreuses traces de son passé médiéval et des restaurations des XVe et XVIe siècles.
 

L'église Sainte-Madeleine' a Mur-pignon en silex et grison jointoyé à la chaux b Pierres d'angle en grès roussard c

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Aspect du mur d'une des chapelles seigneuriales - Trace de la litre funéraire d
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L'ÉGLISE SAINTE-MADELEINE
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Cette petite église, datable du XVe siècle, possède une nef et un cœur rectangulaires auxquels sont accolées deux chapelles seigneuriales (a). Elle est connue pour posséder des croisées encore équipées de vitrages coloriés. Le clocher couvert autrefois en essentes de chêne (bardeaux) chevauche le milieu du faîtage de la nef. Le mur-pignon est percé d'une grande baie à deux lancettes et d'un portail plein cintre aux assises en grès roussard (b).
Le roussard (ou grison) est un conglomérat de silex et de grès coloré qui peut être facilement taillé pour obtenir des éléments de chaînage ou des moellons.
Il forme ici l'essentiel des pierres d'angle de l'édifice (c).
Sur les facades, le défaut d'enduit laisse apparaître les assises où se mêlent les colorations variées des blocs de silex éclaté et de grison (d). Á la hauteur des arcs des baies, on peut également deviner, sur les murs de la nef et des chapelles, les traces d'une litre funéraire (d). Cette bande horizontale, rarement observée, était peinte en noir ou comme ici, en blanc; elle portait les armes du seigneur titulaire de la paroisse à l'annonce de sa mort.
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Le château e Parement du châtelet g Petite ouverture à traverse en grès i
Appareil en moellon de silex et grison, brut de pose f
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Facade arrière du corps de logis h
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LE CHÂTEAU

Enceinte fortifiée, douves en eau, châtelet, le manoir de Ventrouze a conservé les apparences d'un château fort (e). Après la guerre de Cent Ans, il fut restauré par Simon Auvé (cité en 1469) puis par ses successeurs. Cette famille l'occupa pendant tout le XVIe siècle.
Les vestiges des éléments de défense les plus anciens sont essentiellement construits en blocs de silex brut et de grison (i). Les assises semblent de plus en plus marquées au fur et à mesure des restaurations. Au sud, les parements des murs d'enceinte sont laissés 'bruts de pose'. Ceux du châtelet par contre étaient recouverts d'un enduit qui laisse apparaître en haut des tours des assises et un chaînage en brique (g).
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Le logis seigneurial est établi le long de la douve. Sa facade arrière, seule accessible le jour de la visite, présente trois périodes de construction, toutes ont été réalisées avant la fin du XVe siècle. On distingue les parements de trois bâtiments (h). Le premier recouvert malheureusement d'un enduit moderne est celui du logis initial. Le second logis, daté du XIVe siècle présente en façade un appareil en moellon de silex et de grison jointoyé à la chaux. Il est percé de plusieurs ouvertures à remplage en grès (i).
En prolongement de cet ensemble fut érigé , à la fin du XVe siècle une extension réalisée en briques à deux couleurs formant un décor en croisillons.

 

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