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Pendant le XVIe et le XVIIe siècle, cinq générations succèdent à Jean V de Grimouville comme
Seigneur de Nacqueville. Le dernier héritier direct Louis II, Brigadier des armées du roi, meurt sans enfant en 1685.
En 1689, ses neveux vendent la Seigneurie pour payer les dettes de leur oncle.
En 1690, l'acquéreur Bernardin Mangon, entreprend d'importants travaux. Il fait abattre les murailles de l'enceinte fortifiée
en isolant la poterne et restaure la partie droite du logis. L'aspect du château doit alors être peu différent de celui représenté par une gravure du début du XIXe siècle (a).
Le site traverse sans dommage la fin du XVIIIe siècle.
Pourtant, pendant la guerre de sept ans en 1758, les jardins servent de cantonnement à un détachement de l'armée anglaise alors en route pour détruire le port de
Cherbourg .
Pendant la révolution, Nacqueville est pillé. Condamné à mort, son propriétaire Jean-Baptiste Barbou de
Querqueville mourra prisonnier en 1794. Á partir de cette date, la transmission se fera
uniquement par les femmes de la famille.
En 1822, le domaine revient à Émilie Érard de Belisle. Elle épouse Hyppolyte de
Tocqueville un capitaine de Dragon qui quitte l'armée pour se consacrer au domaine et à la politique.
La reconstruction de la partie centrale du logis et l'aménagement à l'anglaise du parc donne au domaine son aspect actuel (b,d). Á sa mort en 1877, le château est mis en vente pour la deuxième fois.
En 1880 Hildevert Hersent , ingénieur en travaux public, achète le domaine. Il modernise, remeuble l'intérieur du château et améliore les circuits d'eau du parc.
Succèdant à son frère Jean en 1946, Marcel le second fils d'Hildevert récupère une propriété ravagée par la guerre. Intérieurs
dévastés, arbres coupés, parc en partie nivelé pour installer un camp de prisonniers, il lui faudra 10 ans de restauration pour
effacer les traces de ces dégats et pour retrouver les images de sa jeunesse. il ouvre le parc et le château à la visite en 1962.
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