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_FRAUDE et CONTREBANDE
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De tout temps, par défi ou par nécessité, c'est dans la clandestinité que les populations côtières les plus défavorisées trouvèrent des moyens de subsister. Malgré des peines souvent sévères, elles n'hésitèrent pas à braconner ou à développer, en bandes organisées, des pratiques illicites et
quelquefois criminelles.
Ainsi l'article XLIV de l'ordonnance de la marine de 1681 prévoyait la peine de mort pour "les seigneurs, ou tous autres,
coupables d'attirer les navires dans les écueils en allumant des feux trompeurs pour en profiter à
l'occasion du droit de varech ou sous quelqu'autre prétexte".
Depuis le XVIIe siècle, la situation particulière des îles anglo-normandes favorisa le trafic clandestin de marchandises diverses
entre la France et l'Angleterre. Taxations, protections commerciales, conflits furent autant de prétextes évoqués pour
entreprendre une contrebande de textile, de tabac, de nourriture, d'alcool ou d'armes.
Ces activités clandestines laissèrent peu d'archives mais les côtes de la Hague en conservent les traces.
Sur le chemin des douaniers, s'il n'est pas rare de rencontrer les restes d'anciens postes de surveillance
en pierres sèches, il "faut connaître" pour découvrir
une planque ou une cache à fraude.
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