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DES PLANTES POUR MANGER
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La consommation de certaines plantes halophiles* des havres et des marais côtiers, remonte probablement à l'époque des
premiers chasseurs-cueilleurs. Faute d'apport archéologique, seuls les écrits antiques, du moyen-Âge,
modernes et contemporains permettent de découvrir les traces de leurs utilisations dans l'alimentation.
Plusieurs espèces citées dans ces ouvrages sont encore présentes dans les estuaires normands.Il
n'est pas rare d'y rencontrer la betterave maritime (d), l'obione (c), les soudes (b), les salicornes (a).
Le pourpier de mer (e), lui, a pratiquement disparu peut-être sous les dents des moutons des prés salés.
Les feuilles et les jeunes pousses de ces plantes peuvent être consommées fraîches,
cuites, conservées dans du sel ou du vinaigre. Riches en oligoéléments, elles possèdent des
propriétés nutritives et thérapeutiques reconnues, pour certaines, depuis l'Antiquité.
Beta maritima, est l'ancêtre commun de toutes les 'betteraves' cultivées pour leurs racines
(betteraves) ou pour leurs feuilles (bettes ou poirées). La 'porée' de bette était une soupe populaire au Moyen Âge.
Salicornia herbacea, était la salicorne la plus appréciée, aujourd'hui, elle est encore
'fauchée' et vendue par des 'pêcheurs' déclarés.
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Il n'existe pas de trace de consommation d'algue en Basse-Normandie avant le milieu du XIXe siècle.
* halophiles: qui vit en milieu salé.
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